Mon pays brûle pendant qu’on profite du beau temps
Les terrasses, la plage
Les ventes de garage
Boules de feu, routes fermées
Longue fin de semaine.
Mon pays brûle mais on le voit pas brûler; on profite du beau temps.
Mon pays bout dans la casserole oubliée sur le rond dans le coin de la salle.
Bouillant de colère et de frustation
Brûlant les mains de ceux qui essayent
de jeter l’eau à l’évier,
ou sur la face des gens qui dorment
pendant qu’ils rêvent au beau temps
En pensant que c’est vrai.
Un gros napperon en carré rouge est placé sur la table.
Les couverts sont placés, on a faim. On mange des toast au beurre d’érable en attendant. On attend de voir si on va manger de la soupe au cheveux.
Mon pays ce n’est pas mon pays c’est la toune de Patsy Gallant.
From LA to New York, from New York to LA
Gary Bettman doit être content,
Mais moi je regarde le baseball.
Un humoriste en peine d’amour
s’est organisé une tournée un peu n’importe où.
Seriously, Regina, Sudbury, Edmonton.
Il pourrait s’aider un peu.
Je pense qu’il avait juste besoin de voyager.
Aller ailleurs.
Voir autre chose.
Mais le p’tit caliss m’a fait pensé.
À sa peine d’amour, à mon pays, et aux écureuils.
À autre chose que le beau temps.
Et là je me rends compte,
dans un beau gros kegger sur Lansing
où j’ai payé cher pour boire quelques bières
que la raison pour laquelle je suis parti
c’est pas la même raison pour laquelle je suis revenu.
Je m’éloigne de mon pays.
Non. Il s’éloigne de moi.
Et plus je m’éloigne de lui, plus je me rapproche d’autre chose.
Autre chose.
J’aimerais pouvoir dire que j’écris. Quand on me demande ce que je fais. Mais je ne peux pas vraiment. Pas parce que ce n’est pas vrai; une grande partie de mon revenu me vient de tâches reliées à l’écriture. Je ne peux pas me dire auteur, scénariste, poète, ou polémiste. Je n’écris pas. Je parle.
Et je parle fort. Et je dis ce que je pense/des niaiseries. Je ne finis une phrase que lorsque je suis certain qu’elle sera interessante.
Ce qui donne que quand j’écris, je n’écris pas. Je peinture à grand coup de rouleau la page blanche. Je criss un gallon d’idées sur le mur blanc de l’écran. Je passe la chainsaw dans mon subconscient et je crache les motons de mots.
Tout ça sans savoir ce que ça va donner.
Je me sens comme un peintre devant une motte de glaise. Je ne sais pas sculpter.
quand j’étais petit j’comprenais pas les frontières
mon pays était coupé en deux par un ligne imaginaire
un beau p’tit lac en long pis une coupe de rivières
autoroute d’un bord, autoroute l’autre bord
j’pars avant midi parce que j’aime pas conduire le soir
pis entre sudbury et montréal il fait toujours beau quelque part
me semble non?
La maison brûle lentement, et l’oxygène se consomme.
La dérive des continents gouverne le destin des hommes.
Un arbre qui tombe en silence. Une perdrix qui s’envole.
Quand je pleure mes forêts blanches, souvent la prairie me console.
La maison penche lentement, et le feu prend après la branche.
c’est la chimie des éléments, c’est le hasard de l’avalanche
c’est la mémoire des éléphants, c’est le pétrole et l’uranium
la dérive des continents gouverne le destin des hommes.
Gin dans le koolaid, whiskey dans la gatorade
toke sur du high grade: solution band aid
Intern – unpaid, need an upgrade
un jour m’a être millionnaire self made.
"Fuck l’hypothèque man, the house is paid
plus I got a french maid for afternoon play."
Greenhouse, segway, shark week en HD,
là j’ai rien mais un jour watch moé.
D’ici là je reste dans mon coin, paumé
écoeuré, pis un p’tit peu décalissé.
Pluggé sur la TV pour écouter chialer
Martineau, Mario pis Denise Bombardier.
Entre une infopub pis une fausse pub de St-Hub
on me vend de la bière avec une vieille toune de Malajube
Pour me changer les idées; self-medicate,
I’m my own doctor – I don’t check the prostate.
l’insomnie m’inspire
comme une main inspire un bas
l’insomnie me pogne par en dedans
et le bas sale qu’est mon corps
se met à se prendre pour quelqu’un
qui a quelque chose à dire
peut-être
l’insomnie m’inspire
comme un sou inspire un rouleau
l’insomnie me remplit petit à petit
de mots et de pensées
des morceaux d’un tout,
tous si insignifiants
que je les mettrait à la poubelle
si je les trouvait dans mon porte poussière
l’insomnie m’inspire
comme un lever de soleil qui surprend
l’insomnie me déplace dans le temps
et je me perds dans ma chronologie
mais je sais que la journée qui commence
ne m’appartient pas
l’insomnie m’inspire
comme quelqu’un
qui a quelque chose
à dire
à quelqu’un
peut être
childish gambino/donald glover/black spiderman/troy from community
first track from his upcoming album, after his EP and several remixes/verses on random beats
this song is awesome, and he’s really growing lyrically. It kinda follows Freaks and Geeks, so listen to that one too.
Childish Gambino – Rollin in the Deep
Childish Gambino – All Of The Lights
Childish Gambino – Freaks and Geeks
I want to make people think.
production-réalisation de capsules sur la musique émergente, télé et web
Translate/Traduction
Je brasse de la marde et je vous force à réfléchier. Ce n'est pas une faute de frappe.
Coordination, Copy writing, Client relations, Strategy, Social media strategy
Contact with future students, information sessions and tours of the College
Back end social media/blog support and monthly reports
Stage en recherche à l'émission "Des kiwis et des hommes"
Développement de concept de campagne promotionnelle, tournée promotionnelle avec kiosque, écriture, réalisation et montage de vidéo promotionnelle, appui aux communications et aux relations publiques
Appui aux communications externes, entretien de listes d’envoi, rédaction, développement et exécution de stratégie de promotion de spectacles (Hommage à Harmonium, Malajube), logistique et organisation d’évènements
Appui aux communications, envois d’invitations et de communiqués, maintien de la base de données, achat et vente de publicité, logistique d’évènement
Mise à jour et maintien de la base de données, assemblage de dossiers de presse, envois et livraisons
They might actually find the guys responsible.
Post Bombing:
Pictures dug up from the same spot as the blast:
Posted on Al jazeera:
Salut,
L’équipe de BRBR (@BRBRTFO), cette nouvelle bête web et télé de TFO, te salue. RAWR!
Dès maintenant, BRBR (prononcé BARBAR – avec tout ce qu’il faut d’attitude, tu vois le genre) présentera l’essentiel de l’émergence musicale canadienne. Nous te présentons aujourd’hui le blog BRBR qui mettra en lumière les centaines d’heures de tournage qu’on a amassées sur nos cartes-mémoires, à couvrir les évènements musicaux en importance partout à travers le pays.
The show I’m working for!
Black/yellow, dead duck flow - analog hat/skinny jeans, bascanada steeze (Taken with Instagram)